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Loi biodiversité : ce qui change en cosmétique

Le 20 juillet dernier, la loi biodiversité a été validée auprès du Parlement, et l’objectif est de prendre davantage soin de la faune, de la flore et de l’environnement en général. Du coup, cela va avoir des conséquences sur les cosmétiques que nous achetons, puisqu’ils vont être soumis à de nouvelles normes. On vous dit tout sur la loi biodiversité juste ici, bonne lecture 😉

Loi biodiversité : tout part d’un constat

De nombreux produits cosmétiques utilisent des microbilles et des particules de plastique : gels douches, dentifrices, gommages, shampoings … Ces microbilles de plastique causent des dégâts monumentaux notamment dans les océans car elles mesurent entre 0,1 mm et 0,15 mm, ce qui est trop petit pour être filtré par les stations d’épuration. Du coup, elles finissent par se déposer au fond des mers. Pour que vous visualisiez mieux, on trouve actuellement 0,5 millions de granulés au km2 au fond des océans. Le problème est que ces microbilles sont ingérées par la faune aquatique et causent la perte de nombreuses espèces. Suite à ces constats, la France a donc décidé d’établir la loi biodiversité pour lutter entre autres contre l’utilisation des microbilles de plastique.

A lire :
Microbilles : bientôt interdites ?

Loi biodiversité : ce qui va changer

Aux Etat-Unis, les microbilles de plastique ont été interdites en janvier de cette année, et la France a finalement suivi le pas il y a quelques jours. En effet, en 2018, les microplastiques (polyéthylène) seront interdits dès le 1er janvier 2020, les bâtonnets en plastique des cotons-tiges seront eux aussi supprimés et entièrement remplacés par des bâtonnets biodégradables composées de papier et de coton bio que l’on peut déjà trouver dans le commerce. Les cotons-tiges actuels relâchent des substances chimiques dans les océans et risquent de perforer les organes des poissons qui les ingèrent.

En 2013, Unilever a déclaré abandonner l’utilisation des microplastiques, suivi de L’Oréal, Johnson & Johnson et Colgate-Palmolive en 2014. Afin de remplacer ces microplastiques, il est donc conseillé d’utiliser des moyens naturels tels que le sucre, les noyaux de fruits broyés ou bien les poudres minérales pour conserver l’effet exfoliant des produits. Ces moyens de substitution sont déjà utilisés par certaines marques mais il reste du travail à faire concernant l’abandon de l’utilisation de ces microplastiques car les ingrédients naturels coûtent plus cher, c’est la raison pour laquelle certaines marques ont continué à utiliser les microplastiques jusqu’à présent.

Sachez qu’il existe une application disponible sur IOS et Android qui vous aide à savoir si votre produit exfoliant contient ou non des microplastiques. Cette application s’apelle beatthemicrobead et grâce à un système de scan des codes barres, vous obtiendrez toutes les informations nécessaires pour savoir si vous devez vous tourner ou non vers un autre produit cosmétique.

Loi biodiversité : les questions qui se posent

Voici l’intitulé exact de la phrase issue de la loi biodiversité qui traite des microplastiques : « Au plus tard le 1er janvier 2018, il est mis fin à la mise sur le marché de produits cosmétiques rincés à usage d’exfoliation ou de nettoyage comportant des particules plastiques solides, à l’exception des particules d’origine naturelle non susceptibles de subsister dans les milieux, d’y propager des principes actifs chimiques ou biologiques ou d’affecter les chaînes trophiques animales« . A la lecture de cette phrase, on peut s’interroger sur le sens de « mise sur le marché ». S’agit-il uniquement des produits qui ne sont pas encore sur le marché et qui vont l’être après le 1er janvier 2018 ? Ou bien s’agit-il de ces nouveaux produits ainsi que de ceux qui le sont déjà ? En bref, tous les produits cosmétiques devront-ils tenir compte de la loi biodiversité, même ceux qui utilisent depuis toujours des microplastiques ?

Autre question, on peut se demander si le coût supplémentaire engendré par ce changement d’ingrédient au profit d’ingrédients naturels entraînera une hausse du prix des produits cosmétiques sachant que les ingrédients naturels coûtent plus cher ? Si tel est le cas, peut-on espérer que la marge produite soit utilisée par les grands groupes de cosmétique afin de nettoyer les fonds marins et donc de sauver la biodiversité ? Rien n’est moins sûr mais il s’agirait d’une belle initiative afin non seulement d’arrêter les dégâts des fonds marins, mais également de les nettoyer pour améliorer le lieu de vie de la faune aquatique.

Les microplastiques sont présents dans 10% des produits cosmétiques sur le marché ce qui représente un nombre colossal de produits. Les marques vont-elles suivre le pas et modifier la composition de tous leurs produits ou bien certains d’entre eux ne seront carrément plus fabriqués ?

Loi biodiversité : vos cosmétiques vont changer

Préparez-vous donc à ce que vos produits cosmétiques changent au profit de recettes davantage naturelles. Le changement total n’est pas pour tout de suite néanmoins il s’agit d’une bonne initiative si les marques concernées sont obligées de revoir la composition de leurs produits et qu’elles agissent donc en même temps pour la planète. On attend donc de voir comment se dérouleront les choses en 2018 et en 2020, mais il y a fort à parier que ces changements modifieront notre routine beauté (pour du mieux on espère !)

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