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Alimentation / Nutrition

Lumi Poullaouec : « J’ai pris conscience que ma santé passait par mon assiette »

Lumi Poullaouec est directrice artistique dans une agence de communication. Elle a raconté pendant un an sa perte de poids dans un journal illustré, après le déclic qui lui a fait prendre conscience de son surpoids. Dans Adieu graisse !, elle partage avec humour le cheminement qui l’a aidée à retrouver un poids plus confortable et une meilleure santé grâce à une alimentation plus équilibrée. À l’occasion de la sortie de son livre, elle répond à nos questions et dévoile ses astuces pour éviter la reprise des kilos.

Si tu te demandes comment perdre du poids sans tomber dans la frustration, cette interview est intéressante parce qu’elle montre une chose essentielle : le vrai sujet n’est pas seulement de “faire un régime”, mais de changer durablement ses habitudes. Lumi explique concrètement ce qui l’a aidée, ce qu’elle a arrêté, ce qu’elle a gardé, et surtout comment elle a tenu dans la durée.

L’essentiel a retenir : la perte de poids de Lumi repose surtout sur des changements durables, pas sur un régime strict.

  • Elle a perdu 8 kilos en visant un poids de forme, pas un chiffre parfait.
  • Elle a remplacé les produits transformés par des aliments plus simples et plus rassasiants.
  • Elle a réduit les portions et appris à écouter sa faim réelle.
  • La marche régulière a remplacé le sport qu’elle n’aimait pas.
  • Le suivi par journal l’a aidée à rester motivée et lucide.
  • Elle mise aussi sur le plaisir pour éviter l’effet frustration.
  • Son expérience montre qu’une perte de poids lente est souvent plus durable.

Qui est Lumi Poullaouec et pourquoi a-t-elle écrit Adieu graisse ! ?

Lumi Poullaouec se présente comme une femme “comme les autres”, avec un vrai plaisir de manger et une relation très concrète à la nourriture. Elle est franco-finlandaise, photographe et directrice artistique dans une agence de communication. Dans son livre, elle raconte son parcours avec humour, sans posture moralisatrice.

Le point de départ est simple : après des vacances en Finlande, elle se rend compte qu’elle a pris du poids et qu’elle se sent moins bien physiquement. Ce déclic l’amène à ouvrir un carnet noir, puis à tenir un journal de bord. Dans les faits, ce journal devient un outil de prise de conscience, puis un engagement public quand elle décide d’en faire un livre.

Ce que cela change pour toi, si tu es dans la même situation, c’est qu’elle ne parle pas d’une transformation spectaculaire ou d’une méthode miracle. Elle montre plutôt comment une prise de conscience peut devenir un vrai moteur quand on la transforme en action concrète.

Quel était son déclic pour perdre du poids ?

Son déclic n’a pas été esthétique au sens classique du terme. Elle explique qu’elle s’est surtout sentie mal dans ses vêtements, plus serrée, moins à l’aise, et qu’elle a compris que quelque chose clochait. C’est souvent comme ça que les choses commencent dans la vraie vie : pas avec une obsession du poids, mais avec un inconfort qui s’installe progressivement.

Elle raconte aussi qu’elle s’était laissée aller sans vraiment s’en apercevoir. C’est un cas très fréquent : on ne “prend” pas 8 kilos en une semaine, on les accumule petit à petit, au fil des habitudes, des repas pris vite, des grignotages et des excès répétés.

Si tu te reconnais là-dedans, l’idée n’est pas de culpabiliser. Le bon réflexe, c’est de repérer le moment où ton corps t’envoie des signaux : vêtements plus serrés, fatigue, digestion moins bonne, douleurs, essoufflement, sommeil perturbé. Ce sont souvent ces indices qui comptent avant même le chiffre sur la balance.

Combien de kilos a-t-elle perdu et à quel rythme ?

Lumi voulait perdre 10 kilos, mais elle a arrêté à 8 kilos, parce qu’elle avait retrouvé son poids de forme et un meilleur équilibre. C’est un point très important : elle ne s’est pas acharnée pour atteindre un objectif arbitraire. Elle a préféré s’arrêter quand elle se sentait bien.

Dans la pratique, c’est souvent plus intelligent qu’un objectif purement esthétique. Quand on perd du poids, le vrai repère doit rester la santé, l’énergie, le confort au quotidien et la stabilité dans le temps. Un chiffre rond peut motiver au départ, mais il ne doit pas devenir une prison.

Elle insiste aussi sur la patience. Une perte de poids étalée sur plusieurs mois est généralement plus durable qu’une perte rapide. C’est cohérent avec ce que les professionnels observent souvent : plus on va vite, plus le risque de reprise est élevé si les habitudes n’ont pas réellement changé.

A-t-elle suivi un régime ?

Oui, elle a essayé Weight Watchers en 2007, avec succès à l’époque. Mais dix ans plus tard, elle dit avoir ressenti ce système comme une contrainte. Elle explique aussi avoir lu une étude de l’Anses qui l’a confortée dans l’idée que les régimes peuvent entraîner des déséquilibres nutritionnels.

Concrètement, elle a donc choisi une autre voie : ne pas s’enfermer dans un régime particulier, mais modifier sa manière de s’alimenter. C’est une nuance essentielle. Un régime strict impose souvent des règles difficiles à tenir, alors qu’un changement alimentaire durable repose sur des habitudes plus simples à répéter.

Si tu hésites encore entre “faire un régime” et “changer ton alimentation”, son parcours montre un point clé : ce qui fonctionne le mieux, dans la majorité des cas, c’est ce que tu peux tenir sans te sentir puni.

Quels changements alimentaires ont vraiment fait la différence ?

Son approche a été très concrète. Elle a appris à mesurer l’huile avec une cuillère à soupe pour visualiser les quantités. Elle a remplacé les biscuits apéritifs par des tomates cerises. Elle a pesé son muesli. Elle a changé ses encas de milieu de matinée. Elle a aussi réduit les produits sucrés et industriels au profit d’aliments plus simples.

Voici, dans la pratique, ce que cela implique :

  • mieux contrôler les matières grasses, souvent très caloriques sans qu’on s’en rende compte ;
  • remplacer les grignotages automatiques par des collations plus utiles, comme un fruit ou quelques oléagineux ;
  • augmenter la part de fruits et légumes pour gagner en satiété et en micronutriments ;
  • limiter les produits ultra-transformés, souvent riches en sucre, sel et graisses cachées ;
  • manger dans une petite assiette pour mieux gérer les portions sans frustration.

Elle a aussi arrêté de se forcer à finir son assiette. Et ça, c’est un vrai changement de fond. Apprendre à écouter sa satiété, ce n’est pas “manger moins par principe”, c’est manger juste. Dans beaucoup de cas, c’est ce qui permet d’éviter les excès répétés.

Quel rapport entretenait-elle avec la nourriture ?

Son récit est très parlant : elle se décrit comme accro à la malbouffe, aux sodas, au sucre, à l’aspartame, à la caféine, au gras et aux produits transformés. Elle grignotait au travail, surtout pendant les bouclages, et avait des rituels très installés comme les pizzas du vendredi, le brunch puis le fast-food le week-end.

Ce type d’organisation alimentaire est plus fréquent qu’on ne le pense. Le problème n’est pas seulement un “manque de volonté”. Souvent, ce sont des habitudes répétées qui pilotent les choix à ta place. C’est pour ça que la prise de conscience est importante : elle permet de reprendre la main sur les automatismes.

Si tu rencontres ce problème, le bon angle n’est pas de te demander “pourquoi je n’y arrive pas ?”, mais plutôt “quelles situations me font manger sans réfléchir ?”. C’est là que tu peux agir concrètement.

Le sport a-t-il joué un rôle dans sa perte de poids ?

Oui, mais sans excès. Son médecin lui a conseillé la piscine ou la marche sportive, mais elle n’aimait pas le sport, ni la piscine. Elle s’est donc tournée vers la marche, ce qui est très intelligent dans son cas : mieux vaut une activité régulière qu’un programme trop ambitieux qu’on abandonne au bout de deux semaines.

Elle essaie de faire des sorties de 8 à 10 kilomètres et s’aide d’un bracelet connecté pour rester motivée. Elle a aussi mis en place une morning routine avec 10 minutes d’abdos-fessiers. Mais elle reste lucide sur sa discipline, ce qui rend son discours crédible : elle n’est pas dans la perfection, elle est dans la régularité possible.

En pratique, si tu n’aimes pas le sport, retiens ceci : la marche est souvent l’option la plus simple, la plus accessible et la plus durable. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est souvent ce qui fonctionne vraiment sur le long terme.

Comment a-t-elle amélioré sa santé grâce à l’alimentation ?

Selon elle, le changement alimentaire a eu un effet au-delà du poids. Elle explique avoir souffert d’inflammations chroniques au cou et au dos, et avoir constaté une amélioration nette après avoir augmenté sa consommation de fruits et légumes et réduit les produits industriels. Elle dit même ne plus prendre d’antidouleurs au bout de deux semaines.

Il faut rester prudent : chacun réagit différemment, et une douleur chronique doit toujours être suivie médicalement. Mais son témoignage illustre quelque chose d’important : l’alimentation peut influencer le niveau d’inflammation, l’énergie, le sommeil et le confort digestif.

Ce que cela change pour toi, c’est qu’un rééquilibrage alimentaire ne sert pas uniquement à “maigrir”. Il peut aussi améliorer la qualité de vie au quotidien, ce qui est souvent le meilleur moteur pour tenir.

Comment garder la ligne sans se frustrer ?

Lumi insiste sur un point essentiel : il ne faut pas tomber dans la privation. Elle recommande de miser sur les épices, les graines et les légumes de saison pour garder du plaisir dans l’assiette. C’est une bonne logique, parce qu’un plan alimentaire trop triste finit souvent par craquer.

Dans les faits, garder la ligne sans frustration repose sur trois leviers :

  • des repas rassasiants, avec assez de fibres et de protéines ;
  • des aliments savoureux, pour ne pas ressentir de manque ;
  • des écarts assumés, mais encadrés, pour éviter l’effet “tout ou rien”.

Elle rappelle aussi qu’il faut se faire plaisir de temps en temps pour tenir sur la longueur. C’est une approche très saine : mieux vaut une alimentation équilibrée à 80 % qu’un contrôle total impossible à maintenir.

Quelles astuces donne-t-elle pour éviter la reprise des kilos ?

Ses astuces sont très pratiques. Elle conseille de tenir un journal intime, de suivre sa courbe de poids, de regarder des photos de soi à une période plus mince et de se motiver avec des petits achats ou des changements visibles quand la motivation baisse.

Pourquoi ça marche ? Parce que la reprise de poids se joue souvent dans les détails : relâchement progressif, portions qui augmentent, retour des grignotages, abandon des routines utiles. Un suivi régulier permet de repérer ces glissements avant qu’ils ne s’installent.

Concrètement, si tu veux éviter l’effet yoyo, il vaut mieux te surveiller un peu sans obsession que tout laisser tomber une fois l’objectif atteint. C’est là que beaucoup de personnes se font piéger.

Comment manger au travail quand on est débordée ?

Elle explique qu’elle cuisine le dimanche avec son mari pour préparer quelques repas à l’avance. Le midi, elle cherche aussi des options de restauration rapide plus saines, afin de remplacer sandwiches et pizzas par des salades, soupes ou plats chauds plus équilibrés.

Dans la vraie vie, c’est souvent la meilleure stratégie quand on manque de temps : anticiper. Si tu es débordée, le problème n’est pas seulement le choix du déjeuner, c’est l’absence de solution prête au moment où la faim arrive. Préparer quelques repas, même simples, change énormément la donne.

Si tu veux t’y mettre, commence petit : deux déjeuners préparés à l’avance suffisent déjà à éviter les choix impulsifs du milieu de semaine.

Quelles erreurs fréquentes faut-il éviter quand on veut perdre du poids ?

Le parcours de Lumi met en lumière plusieurs pièges classiques. Le premier, c’est de vouloir aller trop vite. Le deuxième, c’est de croire qu’un régime strict est forcément plus efficace. Le troisième, c’est de supprimer trop de choses sans remplacer intelligemment.

On voit aussi souvent ces erreurs :

  • se focaliser uniquement sur la balance au lieu de suivre aussi l’énergie, le sommeil et les vêtements ;
  • supprimer les plaisirs alimentaires, puis craquer brutalement ;
  • négliger les portions, alors que c’est souvent là que tout se joue ;
  • penser que le sport compense une alimentation désorganisée ;
  • attendre la motivation parfaite au lieu de mettre en place une routine simple.

En pratique, la meilleure stratégie est souvent la plus sobre : moins d’ultra-transformés, des portions plus justes, un peu de mouvement, et une vraie régularité.

FAQ

Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Je m’appelle Lumi, je suis franco-finlandaise, j’ai 37 ans et je suis photographe et directrice artistique dans une agence de communication. Je suis une fille comme les autres, à l’exception près que j’aime beaucoup manger.

Dîtes-nous en un peu plus sur Adieu graisse !

C’est un journal illustré, à la croisée des chemins entre roman graphique, Bullet Journal et sketchnote. Il raconte une perte de poids avec humour et autodérision.

Pourquoi avez-vous tenu à raconter votre lutte contre les kilos dans un livre ?

J’ai voulu raconter mon parcours parce que mon journal de bord est devenu un vrai engagement. En le rendant public, j’ai aussi créé une forme de pression positive pour aller au bout de ma démarche.

Quand avez-vous réalisé qu’il était peut-être temps de dire adieu à votre graisse ?

J’ai compris qu’il y avait un problème quand mes vêtements ont commencé à me serrer. Les kilos s’étaient installés progressivement, et j’ai fini par ressentir un vrai inconfort.

Vous avez baptisé votre livre Adieu graisse ! Est-ce que le pari est réussi ? Combien de kilos avez vous perdu ?

Oui, le pari est réussi, mais j’ai surtout cherché à retrouver mon poids de forme. J’ai perdu 8 kilos et je me suis arrêtée là parce que je me sentais bien et en équilibre.

Avez-vous suivi un régime et si oui lequel ?

Oui, j’ai suivi Weight Watchers en 2007 pour rentrer dans ma robe de mariée. Plus tard, j’ai préféré changer ma manière de m’alimenter plutôt que de suivre un régime strict.

Quel est le secret d’une telle perte de poids ?

Le secret, c’est d’être patient. Une perte de poids étalée sur plusieurs mois est souvent plus durable qu’une perte rapide sur quelques semaines.

Quels sont les principaux changements que vous avez opérés dans votre alimentation ?

J’ai réduit les produits transformés, augmenté les fruits et légumes et mieux contrôlé mes portions. J’ai aussi appris à écouter ma satiété et à remplacer certains grignotages par des choix plus simples.

À quel point cette nouvelle alimentation a-t-elle changé votre vie ?

Elle a changé beaucoup de choses, notamment mon confort physique, mon sommeil et ma relation à la nourriture. J’ai aussi constaté une amélioration de mes douleurs inflammatoires.

Quel rapport entreteniez-vous avec la nourriture ?

J’avais de mauvaises habitudes alimentaires et je grignotais souvent. J’étais très attirée par la malbouffe, les sodas, le sucre et les produits transformés.


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